Les bonus de Chapeau Péruvien

Leave me alone !

octobre 11, 2009 · 2 commentaires

J’aime bien lire les blogs des parents qui parlent de leurs enfants. Etant blogueuse invétérée depuis que le concept de blog existe, je suis quasiment persuadée que lorsque ce sera mon tour d’élever des grumeaux, cette expérience trouvera sa place, dessinée ou écrite, sur une page web à moi. Cependant, je suis assez choquée ces derniers temps de ne lire que des témoignages de parents qui ne font part que de leur mécontentement à élever leurs enfants, ou de leur contentement à les voir partir enfin. J’ai du mal à trouver des témoignages de joie, de pur bonheur, d’enthousiasme à voir grandir ces petites bêtes. Je ne lis que fatigue, bruit, fatigue, saleté, fatigue, déprime.

Alors quand je suis tombée sur cette vidéo, sur le blog de Fabrice Florent (fabuleux rédac’ chef de Madmoizelle.com), j’ai fait “Aaaaahhhhhh !!!!! Voilà ce que c’est dans ma tête, voilà pourquoi je veux avoir des enfants !!!”.

Depuis quelques jours je me la passe en boucle, elle me donne la pêche et je voulais vous faire partager ça. (Et en plus, la bande-son est extra !)

Merci Fabrice et merci Lyna !  :)

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Twitt the real life !

septembre 29, 2009 · Un commentaire

Je suis très très fière de mon beau cousin Hugo qui est la star de cette petite vidéo rigolote qui a l’air de faire un sacré buzz depuis quelques jours…

Qui sait, un jour, on se parlera peut-être comme ça… !

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Clotilde Vaissaire, portrait d’une femme indépendante

septembre 16, 2009 · 6 commentaires

Clotilde Vaissaire, 42 ans, est un genre de superwoman. Maman de trois  enfants, elle a créé sa propre société, il y a 10 ans. Comme toutes les mamans qui travaillent, elle doit jongler au quotidien entre vie de femme, vie de famille et vie professionnelle. Rencontre avec une femme qui vit avec son temps.

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Passionnée et passionnante, tels sont les deux adjectifs qui décrivent le mieux la personnalité de Clotilde Vaissaire. Passionnée par sa famille, par son métier, par la littérature et par les nouvelles technologies, Clotilde est attachante quand elle en parle. Tant de centres d’intérêt qu’elle aurait peut-être du mal à combiner si elle n’était pas travailleuse indépendante…

À la naissance de son troisième enfant, Clotilde prend un congé maternité et démissionne de son poste de l’époque. Elle se rend vite compte que le métier de femme au foyer n’est pas pour elle. Après 10 ans d’une vie salariale intense, le monde du travail manque à Clotilde. Durant un an et demi d’arrêt professionnel, elle mûrit son projet de création. C’est de plus en plus clair dans son esprit : elle va créer sa propre entreprise. Elle décide quand même de chercher du travail. On lui offre trois postes qu’elle décline. Elle explique au directeur à qui elle vient de refuser le dernier poste qu’elle a envie de se lancer seule. Une heure après, il la rappelle et lui propose d’être son premier client. C’était en novembre 1999. Dans un sourire ravi, Clotilde explique qu’elle fêtera en novembre prochain “10 ans d’action et de passion ininterrompues”. Mais quels sont ses secrets pour tout assumer ? Et à quoi peut bien ressembler une journée type de la vie d’une femme comme Clotilde Vaissaire ?

“Tout l’intérêt de mon métier c’est justement qu’il n’y a pas de journée type !” répond Clotilde. De cette façon, elle n’est jamais dans la routine. “Le seul point commun à toutes mes journées c’est de concilier à la fois vie professionnelle, vie associative, vie de maman et vie de femme, en jonglant avec des emplois du temps toujours différents”.
Si elle n’est pas en déplacement, Clotilde se lève entre 6 h et 7 h du matin. Après le réveil des enfants, le petit-déjeuner et la douche, la journée professionnelle peut commencer.
Répondre aux mails arrivés dans la soirée et dans la nuit, c’est le premier geste de Clotilde lorsqu’elle allume son PC. Tout le début de matinée est consacré au courrier électronique et aux coups de téléphone, puis c’est le moment de se plonger dans les dossiers. “Je travaille soit pour des organisations publiques comme le Louvre, soit pour des organisations privées. Ma fonction ? La formation, le conseil, la stratégie documentaire et stratégie de diffusion, l’accompagnement et le développement des structures, la réalisation de produits documentaires”. Chaque jour, Clotilde aide des organismes à perfectionner, professionnaliser et à renforcer leurs services et offres documentaires.

Elle est indépendante dans l’âme

Mais indépendante ne rime pas forcément avec solitaire : depuis quelques années, Clotilde a une fidèle collaboratrice, Françoise, une autre indépendante. À force de la fréquenter, elle est aussi devenue sa meilleure amie. “Françoise m’évite vraiment l’aspect solitude du métier”. On pourrait alors se demander pourquoi elle a préféré le travail en indépendante au salariat. Elle explique, naturellement, que son mauvais caractère lui a rendu le monde du salariat beaucoup trop rigide. Elle ajoute également qu’elle a toujours aimé changer de structure, de fonction et de client.  “Tout cela est arrivé à un moment où j’avais besoin d’indépendance et aussi d’une structure plus souple pour assumer pleinement ma vie de famille.”
Clotilde ne perd pas une minute : à midi, c’est déjeuner en ville ! “Environ deux midis sur trois sont consacrés à mon réseau : je déjeune avec des collègues ou des clients. Mais il m’arrive aussi de voir mes copines : c’est important !”

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Elle est geek mais pas trop

L’après-midi, Clotilde retourne à ses dossiers et ne s’arrête qu’au retour de ses enfants, vers 17h. “Je supervise un peu les devoirs mais maintenant qu’ils sont grands, c’est plus facile ! Il y a aussi les déplacements à gérer. Dans ma rue, nous sommes 4 familles à avoir 4 filles dans la même classe : pratique pour optimiser les déplacements ! Ça ne fait qu’un à deux aller-retour par semaine et par famille. Tous les week-end, j’envoie le planning de la semaine aux autres parents. J’ai aussi créé un agenda partagé, c’est la déformation professionnelle !”. Se considère-t-elle comme une vraie geek ? “Petite, je pensais que dans les années 2000, je serais chauffeur de cargo intergalactique, comme dans Alien ! En 1992, je surveillais déjà internet et on me parlait déjà d’hypertexte avant que j’aie eu l’occasion de les tester !  Malgré tout cela, à la réflexion, je ne pense pas être une geek. Les geeks ont la passion de l’objet alors que moi, ce sont les usages et pratiques qui m’intéressent. Tous ces outils de nomadisme, qui facilitent le quotidien sont vraiment passionnants. Je trouve ça formidable de vivre à cette époque, dans laquelle il faut sans cesse se remettre en question. Certaines personnes ont peur du changement. Pour moi, c’est le contraire : m’adapter est un réel plaisir”.

À partir de 18h30, Clotilde s’accorde environ une heure et demi devant son PC : “je me tiens au courant des mises à jour des blogs que je suis grâce à mon agrégateur de flux RSS, je consulte mon twitter, la veille professionnelle et je mets éventuellement à jour Klog, mon blog professionnel”.

Elle est organisée

Vers 20h, c’est le dîner. Lorsque je lui demande ses secrets pour assumer son rôle de superwoman, Clotilde s’esclaffe. “Je n’essaye pas d’en être une, justement ! Comme ça, je ne culpabilise pas quand je n’y arrive pas. Plus sérieusement, pour assumer tout le quotidien, je conseille beaucoup d’organisation et de confiance. J’utilise le service agenda de Google, je fais mes courses sur internet, j’ai une femme de ménage, des enfants autonomes… J’avoue que la grande partie de la gestion du quotidien est déléguée”.

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Elle aime le livre, sous toutes ses formes

Après le dîner, le programme varie selon les journées : “C’est soit soirée détente, soit soirée boulot, soit soirée réseau”. Quand c’est soirée détente, Clotilde se plonge dans son plus grand loisir : la lecture. “Je lis un à deux livres par semaine. J’ai fait faire deux bibliothèques sur mesure chez moi et je n’ai déjà plus de place ! J’ai environ 2000 livres papier. J’ai aussi le reader, que j’aime beaucoup. » Mais ne serait-ce pas un peu contradictoire d’aimer à la fois le livre papier et son concurrent et/ou successeur, le reader ? “Pas du tout !” s’exclame Clotilde. “Aimer et utiliser les deux, c’est possible et ça a des avantages : on peut garder un esprit critique vis à vis des nouvelles technologies tout en acceptant l’évolution inéluctable. Je trouve ça génial et terriblement pratique de pouvoir télécharger plein de livres pour les trimballer dans ma poche ! Et quel plaisir intellectuel d’avoir mes auteurs préférés sous la main : mes pièces préférées de Racine, un peu de Flaubert ou de Virginia Woolf…” Clotilde l’assume, elle a deux amours. “Contrairement à ce qu’on dit, ce n’est pas du tout fatigant de lire sur le reader. J’ai même essayé de tourner la page une fois, comme sur un livre papier ! C’est bien la preuve que c’est le contenu qui prime. Et puis l’offre de livres électroniques commence à se développer, notamment sur des sites internet comme Numilog. J’ai environ 50 livres électroniques dans mon reader”. Et que pense Clotilde de la suite des évolutions entre papier et édition numérique ? “Je pense que nous sommes à l’aube d’un bouleversement très important. On confond encore trop support et contenu. Par exemple, le reader est assurément un support provisoire : il ressemble encore bien trop au livre papier ! Je pense très sincèrement que l’avenir de l’édition numérique est dans la déstructuration du contenu”.

Être une jeune maman moderne, confier les tracas du quotidien aux nouvelles technologies, lire sur un reader, créer sa propre société : à l’écouter, on en crève de ressembler à Clotilde.  Mais ce qu’on lui envie surtout, c’est ce mélange de sérieux et de légèreté avec lesquels elle prend notre époque, bouleversante et bouleversée. C’est sûr, Clotilde aurait été parfaite en driver de cargo intergalactique. Mais les pieds sur terre et la tête dans les écrans, vraiment, ça lui va comme un gant.

CLOTILDE SUR LE WEB

• Son blog professionnel : Klog

• Son twitter : CloKlog

• Son site “plaquette” : cf2id

• Les blogs qu’elle partage avec Françoise :
cf2id.over-blog.com
prodocelec.jimdo.com

• Le blog des Femmes chef d’entreprise de
Normandie dont elle est la webmastrice : FCE76

Cet article a été réalisé dans le cadre du concours “Deviens journaliste : ton reportage à la une” et a été classé parmi “les meilleurs reportages de la catégorie étudiants”. Merci pour le stylo plume Waterman, je m’en sers tous les jours ! Et surtout merci Clotilde pour ta patience et ta générosité.

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Margaux Motin au salon du livre de Rouen

juin 28, 2009 · Un commentaire

Je ne sais pas si ce premier salon du livre, organisé à Rouen, aura été une réussite pour les libraires et en partie pour notre Hélène La Baleine, grande organisatrice de l’évènement, mais en tout cas pour moi, il aura été plus qu’une réussite, un moment féérique.

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De beaux fous-rires, de belles dédicaces, du beau monde… Au prochain salon du livre de Rouen, réinvitez Margaux !

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C’est lundi, c’est ravioli !

juin 22, 2009 · 2 commentaires

Quatre jolies choses croisées aujourd’hui :

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  • Des chaussures à talons supra belles en Liberty (parce que cette semaine dans ELLE, il faut porter du Liberty), 30 € chez New Look.

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  • Un trop chou costume de grenouille à shopper dans Pet Society… Comment ça vous ne connaissez pas ce jeu transcendant ? Courrez y jouer ici !

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  • Une vidéo bidonnante réalisée par la sublime chorégraphe Blanca Li, pour apprendre aux desperates housewifes et à leurs maris comment garder la ligne et la forme en faisant des petits gestes quotidiens.

Bonne semaine les choux à la cream !

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Bien commencer avec Almodovar

mai 25, 2009 · 5 commentaires

Suite à plusieurs messages et notamment suite au commentaire de Laurie, voici un article totalement pas objectif (certaines personnes pourraient tout à fait penser le contraire de ce que je vais énoncer ici), une sorte de petit guide pour vous aider à commencer avec Almodovar. Laurie me demandait ceci : “en grande fan de Penelope et de Pedro que je suis, quels sont les films d’Almodovar que tu préfères ? Je suis loin de les avoir tous vus et j’aimerais commencer par les meilleurs…. je fais donc appel à toi”.

Voici donc, selon votre humeur, les films de Pedro à voir :

Vous avez D’ABORD envie de vous marrer ?
Femmes au bord de la crise de nerfs (1988), Dans les ténèbres (1983), Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? (1984), Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier (1980) et Kika (1993) sont faits pour vous. Cinq fresques colorées, burlesques, déjantées et féminines (si l’on en convient bien ensemble que les travelots sont des femmes). Hystérie, excentricité et cocaïne sont au programme.

Vous avez D’ABORD envie d’une grosse bouffée d’émotion ?
Je vous conseille fortement La loi du désir (1986), La fleur de mon secret (1995), Tout sur ma mère (1999) et Parle avec elle (2003). Ces quatre films bouleversants, en plus d’être servis par d’incroyables acteurs, sont portés par de sublimes bandes originales. Particulièrement Tout sur ma mère et Parle avec elle, dont les B.O. sont à avoir absolument dans sa discothèque.

Vous avez D’ABORD envie de dureté, de provocation et de sexe ?
Là, j’ai ce qu’il vous faut. Attache-moi ! (1989) et La mauvaise éducation (2004) feront parfaitement l’affaire. Émotion et désir plutôt malsains sont au rendez-vous. De petits bijoux dans lesquels les pires défauts humains sont mis sur piédestal.

Vous avez D’ABORD envie de voir un chef d’oeuvre cinématographique ?
L’image, les couleurs, le scénario, la pertinence des dialogues, la bande-son, le jeu des acteurs, … Le mélange de tous ces ingrédients fait la plus ou moins perfection d’un film. Voici 4 films parfaits d’Almodovar : En chair et en os (1997), Talons Aiguilles (1993), Volver (2006) et Etreintes brisées (actuellement au cinéma).

Il manque quelques uns de ses premiers films que je n’ai pas vus…

Autre classement, voici mes préférés, toute catégories confondues :

1. Talons Aiguilles

2. Parle avec elle

3. Tout sur ma mère

4. En chair et en os

5. Femmes au bord de la crise de nerfs

6. Etreintes brisées

7. Volver

8. Dans les ténèbres

9. Attache-moi !

10. La loi du désir

11. Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier

12. Kika

13. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça !

14. La fleur de mon secret

15. La mauvaise éducation

J’espère vous avoir aidés et vous avoir donné envie de découvrir le fabuleux univers de Pedro Almodovar… :)

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Abrazos rotos, à chaud

mai 20, 2009 · 3 commentaires

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Voir un nouvel Almodovar change toujours ma vie. Je ne sors jamais indemne de la salle obscure.  Cela bouscule mon regard, ma pensée, mes références sur tout ce que je vais vivre durant les secondes, minutes, heures, jours, mois et années qui suivent le générique. Etreintes brisées est encore un de ces films qui va me poursuivre, m’aimanter. Je pense déjà à aller le revoir, parce qu’il est si riche, si intense. J’ai du louper des dizaines de détails, de références, d’affiches au mur. Un hommage au cinéma qu’il disait. En effet. Toutes les caméras sont mises en valeur, même celles qu’on ne voit pas. Quand la lumière s’éteint et que la musique s’empare de la salle, j’ai les poils hérissés et j’en viens à trouver idiot cette obligation humaine qu’on a de cligner des yeux. Cligner des yeux devant un pareil chef d’oeuvre cinématographique. Ça m’ébouriffe. C’est de plus en plus mûr, son cinéma. De plus en plus beau, d’une finesse absolue. Je m’étais déjà dit ça pour Volver, et là encore, c’est en progrès incroyable. Souvent je regrette de n’être pas née plus tôt, moi qui m’entend tellement mieux avec les gens qui ont minimum 20 ans de plus que moi, moi qui déteste tellement mon jeune âge. Mais là, là, je bénis je-ne-sais-qui de m’avoir projettée ici en 1990. Quel bonheur de voir évoluer mon cinéaste préféré, d’attendre avec impatience et trépignation son prochain film. Quand j’ai visité, il y a deux ou trois ans, l’exposition sur Pedro organisée par la Cinémathèque Française, j’avais écrit dans le livre d’or que ce qui me touchait le plus dans cette exposition, c’était que celui sur qui elle portait soit toujours vivant. Tellement riche, tellement profond, tant de choses à dire, à sentir. Et tant de choses imperceptibles. Il y avait ces costumes de ses films précédents qui étaient exposés. La robe de Zahara ou de Becky Del Paramo, le costume de Torero de Lydia… Les téléphones utilisés dans Femmes au bord de la crise de nerfs… Ses carnets, ses photos, ses bibelots adorés. Tout cela exposé pour raconter un homme qui vit toujours et qui est au sommet de son art.

Je vous préviens, bien que vous le sachiez déjà, que je ne suis absolument pas objective.

Mais je vous assure que ce film vaut le coup. C’est à s’en pâmer. À s’en palmer peut-être même. La réponse dimanche soir, lors de la clôture. En attendant, je la lui donne, moi, la palme d’or.

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Les étreintes brisées, le nouveau Almodóvar

mai 11, 2009 · 4 commentaires

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Ça approche. À grand pas. Plus qu’une bonne grosse semaine et je me précipite au cinéma. Enfin. Pedro… Mon ami… Rien que d’y penser j’ai les poils hérissés sur les bras et les boyaux qui font des loopings.

¡ Dios mio ! Pedro Almodóvar nous sort enfin un nouveau film ! Et qui plus est, en compétition à Cannes… Bah, d’ici peu y’aura juste à ajouter sur l’affiche qu’il a reçu la palme d’or 2009… Rahhh, ça faisait des années que j’attendais qu’un Almodóvar soit en compet’ pour la palme à Cannes. Evidemment, il avait eu le prix du meilleur scénario et de la meilleure interprétation féminine pour Volver, mais c’était pas pareil… Puta madre, j’en crèverais que Pedro rammène dans sa valise cette putain de palme d’or.

En attendant, regardez-moi cette affiche, cette Pénélope et cette bande-annonce qui, je l’avoue, ne donne pas envie de rire…

Mais moi, les histoires d’amour fou qui vous déchirent le coeur et les entrailles par la même occasion, ça me branche. Surtout quand c’est Pedro qui est derrière le scénar’ et derrière la caméra.

Et puis madre mia, ce titre… Los abrazos rotos. Etreintes brisées. Vous ne trouvez pas ça magnifique ?

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En tout cas, en voilà une, d’étreinte, qui n’est pas prête de se briser… Parce que le Pedro, il y tient à sa Pénélope. Et moi, je tiens tellement à mon Pedro que le 20 mai, je serai dans une salle obscure en tête à tête avec son imagination et sa muse. Et tant pis si ce n’est pas à Madrid, comme lorsque j’ai vu Volver pour la première fois. Ce sera en V.O. sous-titrée, à l’UGC du coin. Et s’il y a une justice dans ce monde, Pedro aura la palme, pour ce film qu’il déclare avoir fait tel qu’il ferait une “déclaration d’amour au cinéma” et je pourrai aller le voir trois fois par semaine jusqu’à ce qu’il sorte en dvd. Youhou ! Car pour moi, chaque film d’Almodóvar est une vie, et en ayant vu la plupart de ses films (il doit me manquer un ou deux de ses tout premiers), je me sens très vivante et très riche. Gracias Pedro.

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Les blogueurs dans l’édition : interview de Nathalie Jomard, auteur du “Petit Grumeau Illustré”

mai 11, 2009 · 4 commentaires

Si vous n’avez jamais croisé l’une de ses illustrations sur la couverture d’un livre, dans une publicité ou dans un magazine, vous êtes sûrement tombés sur le blog de Nathalie Jomard : Petit précis de Grumeautique. Chaque jour, elle offre à ses lecteurs un dessin exclusif, qui raconte une anecdote souvent drôlissime de son quotidien de maman d’une petite fille -dite le Grumeau- malicieuse et agitée.

Pour illustrer ce billet, Nathalie m’a laissé le choix de me servir sur son blog… Je vous ai donc choisi l’un de mes préférés…

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Jeudi dernier, les librairies de France, de Suisse et de Belgique ont été envahies par un nouvel ouvrage sur la vie -pas toujours facile mais bougrement drôle- d’une jeune maman. Ce livre, c’est le dernier bébé de Nathalie Jomard.

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À l’occasion de la sortie du Petit Grumeau Illustré, Nathalie Jomard -dite Maman Grumeau -a bien voulu accorder une petite interview aux lecteurs de Chapeau Péruvien…

Qui es-tu ?

Prénom & nom : Nathalie Jomard
Pseudo sur le web : Plein, je ne sais plus au juste à force : Le Bouffon de la République, Tata Nath,  Nath-Lilou, Maman Grumeau…
Âge : Oui
“Situation familiale” : Casée légalement et primipare
Parcours scolaire : Beaux-Arts, DESS multimédia, Diplôme de Sciences Po.
Métier : Gribouilleuse professionnelle 9ème dan de tablette graphique.
Ce que j’aime : Courir pieds nus sur la plage en mangeant des endives à l’eau.
Ce que je n’aime pas : Manger les croûtes de fromage.
Mes premiers gestes quand j’allume mon ordinateur : Murmurer à l’oreille de mon Mac.

Peux-tu retracer, pour les lecteurs de Chapeau Péruvien, la genèse de ton blog le “petit précis de grumeautique” ?
Le Petit précis de grumeautique naquit par un beau jour de fin de printemps, il y a quasiment un an (à un poil de chameau près).
Je l’ai créé au départ avec l’idée de partager avec les trois pelés et un tondu de mon cercle famille-amis mon quotidien de maman. Puis peu à peu, de fil en aiguille et de bouche à oreille, il a pris son envol et conquis de nouveaux lecteurs un peu partout dans le monde.

C’est pas souvent qu’on voit un blog BD mis à jour TOUS les jours ! Comment fais-tu ?

Je passe beaucoup trop de temps dessus. Ces derniers mois j’ai été obligée de lever le pied en raison d’un planning de travail chargé. Concrètement, je commence par des crayonnés puis je termine en faisant la mise en couleur sur mon Mac à l’aide de ma tablette graphique. En règle générale, mes notes sont programmées à l’avance.

Quel est ton rapport au blog ?
Je dirais un rapport fraternel : parfois je ne le supporte plus et j’ai envie de lui faire la peau. D’autres fois je l’aime…

Que t’a apporté ce blog ?

Des rencontres personnelles et professionnelles intéressantes.

Qui sont tes lecteurs ?
Mon lectorat est assez varié et j’en suis la première agréablement surprise. Je pensais que le sujet traitant exclusivement de ma relation avec ma fille n’intéresserait que les mamans. Mais en réalité on y retrouve tous les profils : mamans, papas, grands-parents, nullipares, étudiants, lycéens…

Pourquoi (pour qui ?) sortir un livre qui reprend en grande partie le contenu de ce blog ?
Avant tout pour mon Grumeau. C’est ma façon à moi de lui laisser mon témoignage en héritage autrement qu’en consignant péniblement ses mensurations et ses progrès de langage sur un journal de bord préformaté.
J’ai fait le blog que je voulais, il était important que l’album lui ressemble. Le livre ne reprend qu’en partie le contenu du blog et non en grande partie s’il-vous-plaît-merci. Une quarantaine d’inédits réalisés exclusivement pour l’album à la sueur de mon stylet, ce n’est tout de même pas anodin nom d’un petit pot de yaourt ! ;-)

Penses-tu que l’adaptation de blogs en livres soit (en train de devenir) un genre littéraire ?
Je ne sais pas si c’est un genre littéraire en devenir mais je constate que c’est une « pratique » littéraire.

Suis-tu d’autres blogs BD ? Si oui, lesquels ?
Oui mais de façon assez épisodique. J’avoue plutôt traîner mes guêtres du côté de blogs d’illustrateurs (voir ma sélection sur le blog).

À quand les dédicaces ?

Le planning n’est pas encore arrêté. Mais je ne manquerai pas de relayer les dates sur mon blog dès que j’en saurai plus, promis :-)

Merci Nathalie ! Et vous bande d’internautes d’amour, je vous ordonne d’aller acheter le Petit Grumeau Illustré : vous ne serez pas déçus. Achetez-en même plusieurs exemplaires et offrez-le à votre cousine qui attend justement son premier, ou bien à votre tante qui vient d’avoir son troisième, ou bien à votre chéri que vous harcelez chaque jour pour qu’il veuille bien se reproduire réellement avec vous… Effet garanti !

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mai 5, 2009 · 2 commentaires

Dans huit jours à peine, le grand jour arrivera enfin…

Comment ça de quoi je parle ? Du livre de Margaux Motin bien sûr !
Comment ça c’est qui Margaux Motin ?

Petit rappel…

Margaux Motin, c’est la folle journaliste-illustratrice qui a testé pendant 5 ans un objet dingo dans chaque numéro de Muteen.
Margaux Motin, c’est l’auteur du blog éponyme, ouvert depuis mars 2008, qui a des milliers de visiteurs chaque jour.
Margaux Motin c’est cette fille de 30 ans qu’on rêve d’être. Parisienne mais pas méprisante, épouse et maman comblée, jeune femme drôle mais hyper sensible aussi.

Margaux, c’est aussi quelqu’un qui fait le métier qu’elle aime. “Ce qui caractérise avant tout mon métier ? Le plaisir ! Je fais ce que j’aime le plus, rien que ça, ça suffit à rendre ce métier extraordinaire ! Et puis l’enrichissement personnel : c’est un métier où l’on doit toujours se remettre en question, évoluer. Mon dessin et mon écriture évoluent avec moi, c’est passionnant. Et puis c’est de la création, je n’ai donc pas de frustration dans la vie, je peux sortir de moi les choses que je ressens, les exprimer à ma guise, c’est très libérateur !”

Margaux c’est également une fille pleine de charme et de culot. Vous voulez un exemple ? Son premier poste en tant que journaliste-illustratrice, voilà comment elle l’a décroché : “J’ai rencontré mon mari vers 23 ans. C’est lui m’a poussé à me lancer. Il gagnait suffisamment sa vie pour que je puisse me permettre de ne plus gagner la mienne pendant quelque temps. J’étais tombée sur le Muteen de ma petite soeur et j’avais trouvé génial ce magazine. À la fois frais et libre. J’ai donc imprimé les textes que j’écrivais, des chroniques rigolotes, des billets d’humeur, un tas de trucs que j’écrivais derrière la caisse du magasin où je bossais. J’ai imprimé mes dessins, ai tout mis dans un gros carton, j’ai fait des truffes au chocolat maison dans une petite boîte métallique, le tout dans le carton, avec un énorme ruban rose et je suis allée le déposer à la rédaction de Muteen avec une lettre de motivation super débile et pas sérieuse. J’ai déposé mon colis en coup de vent, je suis ressortie aussitôt, sans parler à personne. 20 minutes plus tard, la rédactrice en chef m’appelait pour un rendez-vous. Elle m’a tout de suite proposé les rubriques que j’ai tenues pendant 5 ans.”

Et puis Margaux, c’est aussi mon idole. Mon modèle. Et ma copine bichette d’amour.

Alors mercredi prochain, le 13 mai, je vous conseille tous de courir en librairies ou bien de vous jeter sur le site d’Amazon ou de la Fnac pour vous procurer un ou plusieurs exemplaires de J’aurais adoré être ethnologue Vous pouvez aussi tenter votre chance au grand concours organisé par Madmoizelle… En attendant les dédicaces !!!

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