Les bonus de Chapeau Péruvien

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Bien commencer avec Almodovar

mai 25, 2009 · 5 commentaires

Suite à plusieurs messages et notamment suite au commentaire de Laurie, voici un article totalement pas objectif (certaines personnes pourraient tout à fait penser le contraire de ce que je vais énoncer ici), une sorte de petit guide pour vous aider à commencer avec Almodovar. Laurie me demandait ceci : “en grande fan de Penelope et de Pedro que je suis, quels sont les films d’Almodovar que tu préfères ? Je suis loin de les avoir tous vus et j’aimerais commencer par les meilleurs…. je fais donc appel à toi”.

Voici donc, selon votre humeur, les films de Pedro à voir :

Vous avez D’ABORD envie de vous marrer ?
Femmes au bord de la crise de nerfs (1988), Dans les ténèbres (1983), Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? (1984), Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier (1980) et Kika (1993) sont faits pour vous. Cinq fresques colorées, burlesques, déjantées et féminines (si l’on en convient bien ensemble que les travelots sont des femmes). Hystérie, excentricité et cocaïne sont au programme.

Vous avez D’ABORD envie d’une grosse bouffée d’émotion ?
Je vous conseille fortement La loi du désir (1986), La fleur de mon secret (1995), Tout sur ma mère (1999) et Parle avec elle (2003). Ces quatre films bouleversants, en plus d’être servis par d’incroyables acteurs, sont portés par de sublimes bandes originales. Particulièrement Tout sur ma mère et Parle avec elle, dont les B.O. sont à avoir absolument dans sa discothèque.

Vous avez D’ABORD envie de dureté, de provocation et de sexe ?
Là, j’ai ce qu’il vous faut. Attache-moi ! (1989) et La mauvaise éducation (2004) feront parfaitement l’affaire. Émotion et désir plutôt malsains sont au rendez-vous. De petits bijoux dans lesquels les pires défauts humains sont mis sur piédestal.

Vous avez D’ABORD envie de voir un chef d’oeuvre cinématographique ?
L’image, les couleurs, le scénario, la pertinence des dialogues, la bande-son, le jeu des acteurs, … Le mélange de tous ces ingrédients fait la plus ou moins perfection d’un film. Voici 4 films parfaits d’Almodovar : En chair et en os (1997), Talons Aiguilles (1993), Volver (2006) et Etreintes brisées (actuellement au cinéma).

Il manque quelques uns de ses premiers films que je n’ai pas vus…

Autre classement, voici mes préférés, toute catégories confondues :

1. Talons Aiguilles

2. Parle avec elle

3. Tout sur ma mère

4. En chair et en os

5. Femmes au bord de la crise de nerfs

6. Etreintes brisées

7. Volver

8. Dans les ténèbres

9. Attache-moi !

10. La loi du désir

11. Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier

12. Kika

13. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça !

14. La fleur de mon secret

15. La mauvaise éducation

J’espère vous avoir aidés et vous avoir donné envie de découvrir le fabuleux univers de Pedro Almodovar… :)

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Abrazos rotos, à chaud

mai 20, 2009 · 3 commentaires

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Voir un nouvel Almodovar change toujours ma vie. Je ne sors jamais indemne de la salle obscure.  Cela bouscule mon regard, ma pensée, mes références sur tout ce que je vais vivre durant les secondes, minutes, heures, jours, mois et années qui suivent le générique. Etreintes brisées est encore un de ces films qui va me poursuivre, m’aimanter. Je pense déjà à aller le revoir, parce qu’il est si riche, si intense. J’ai du louper des dizaines de détails, de références, d’affiches au mur. Un hommage au cinéma qu’il disait. En effet. Toutes les caméras sont mises en valeur, même celles qu’on ne voit pas. Quand la lumière s’éteint et que la musique s’empare de la salle, j’ai les poils hérissés et j’en viens à trouver idiot cette obligation humaine qu’on a de cligner des yeux. Cligner des yeux devant un pareil chef d’oeuvre cinématographique. Ça m’ébouriffe. C’est de plus en plus mûr, son cinéma. De plus en plus beau, d’une finesse absolue. Je m’étais déjà dit ça pour Volver, et là encore, c’est en progrès incroyable. Souvent je regrette de n’être pas née plus tôt, moi qui m’entend tellement mieux avec les gens qui ont minimum 20 ans de plus que moi, moi qui déteste tellement mon jeune âge. Mais là, là, je bénis je-ne-sais-qui de m’avoir projettée ici en 1990. Quel bonheur de voir évoluer mon cinéaste préféré, d’attendre avec impatience et trépignation son prochain film. Quand j’ai visité, il y a deux ou trois ans, l’exposition sur Pedro organisée par la Cinémathèque Française, j’avais écrit dans le livre d’or que ce qui me touchait le plus dans cette exposition, c’était que celui sur qui elle portait soit toujours vivant. Tellement riche, tellement profond, tant de choses à dire, à sentir. Et tant de choses imperceptibles. Il y avait ces costumes de ses films précédents qui étaient exposés. La robe de Zahara ou de Becky Del Paramo, le costume de Torero de Lydia… Les téléphones utilisés dans Femmes au bord de la crise de nerfs… Ses carnets, ses photos, ses bibelots adorés. Tout cela exposé pour raconter un homme qui vit toujours et qui est au sommet de son art.

Je vous préviens, bien que vous le sachiez déjà, que je ne suis absolument pas objective.

Mais je vous assure que ce film vaut le coup. C’est à s’en pâmer. À s’en palmer peut-être même. La réponse dimanche soir, lors de la clôture. En attendant, je la lui donne, moi, la palme d’or.

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Les étreintes brisées, le nouveau Almodóvar

mai 11, 2009 · 4 commentaires

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Ça approche. À grand pas. Plus qu’une bonne grosse semaine et je me précipite au cinéma. Enfin. Pedro… Mon ami… Rien que d’y penser j’ai les poils hérissés sur les bras et les boyaux qui font des loopings.

¡ Dios mio ! Pedro Almodóvar nous sort enfin un nouveau film ! Et qui plus est, en compétition à Cannes… Bah, d’ici peu y’aura juste à ajouter sur l’affiche qu’il a reçu la palme d’or 2009… Rahhh, ça faisait des années que j’attendais qu’un Almodóvar soit en compet’ pour la palme à Cannes. Evidemment, il avait eu le prix du meilleur scénario et de la meilleure interprétation féminine pour Volver, mais c’était pas pareil… Puta madre, j’en crèverais que Pedro rammène dans sa valise cette putain de palme d’or.

En attendant, regardez-moi cette affiche, cette Pénélope et cette bande-annonce qui, je l’avoue, ne donne pas envie de rire…

Mais moi, les histoires d’amour fou qui vous déchirent le coeur et les entrailles par la même occasion, ça me branche. Surtout quand c’est Pedro qui est derrière le scénar’ et derrière la caméra.

Et puis madre mia, ce titre… Los abrazos rotos. Etreintes brisées. Vous ne trouvez pas ça magnifique ?

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En tout cas, en voilà une, d’étreinte, qui n’est pas prête de se briser… Parce que le Pedro, il y tient à sa Pénélope. Et moi, je tiens tellement à mon Pedro que le 20 mai, je serai dans une salle obscure en tête à tête avec son imagination et sa muse. Et tant pis si ce n’est pas à Madrid, comme lorsque j’ai vu Volver pour la première fois. Ce sera en V.O. sous-titrée, à l’UGC du coin. Et s’il y a une justice dans ce monde, Pedro aura la palme, pour ce film qu’il déclare avoir fait tel qu’il ferait une “déclaration d’amour au cinéma” et je pourrai aller le voir trois fois par semaine jusqu’à ce qu’il sorte en dvd. Youhou ! Car pour moi, chaque film d’Almodóvar est une vie, et en ayant vu la plupart de ses films (il doit me manquer un ou deux de ses tout premiers), je me sens très vivante et très riche. Gracias Pedro.

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J’ai toujours rêvé d’être un vampire

avril 3, 2009 · 5 commentaires

Voici un court-métrage réalisé il y a peu dans le cadre du cours d’audiovisuel. Il s’intitule “J’ai toujours rêvé d’être un vampire”. Il a été réalisé avec beaucoup de soin et d’amour et nous en sommes très fiers.

J’espère qu’il vous plaira :)

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Simplement

mars 16, 2009 · 3 commentaires

Voici un court-métrage réalisé l’an dernier dans le cadre du cours d’audiovisuel. Nous l’avons intitulé “Simplement”, comme la chanson de William Sheller utilisée en bande son.

Je dédie ce court-métrage à Sylvaine.

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Pedro Almodóvar nous fait saliver

février 18, 2009 · 7 commentaires

En tant que méga giga ultra supra fan de Pedro, je suis attentivement tout ce qui a rapport avec lui et surtout tout ce qui a rapport avec son prochain film, Los Abrazos Rotos (Les Étreintes Brisées).

Or hier, je suis tombée, complètement en transe, sur le court-métrage La Concejala Antropofaga que mon Pedro a décidé de balancer sur le net. Forcément, il veut allécher tout le monde avant la sortie, en mai prochain, de son long métrage. Et c’est réussi.

7 minutes de gazpacho, de coke, de couleurs. 7 minutes durant lesquelles on écoute le monologue d’une conseillère municipale complètement vrillée et à la sexualité follement débridée.

Du Almodóvar pur et dur. Miam.

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